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Dirigeants apatrides

Dirigeants apatrides

Les retraites, toujours les retraites ! Mais je ne vais pas donner un nouvel extrait de NEMESIS au risque de trop déflorer ce sujet ; non, il faut que le lecteur ait le plaisir de découvrir dans le livre le cheminement original que je propose pour aborder cette question qui me semble tellement emblématique du niveau de développement humain dans une société.

C’est donc la saga Carlos Ghosn qui m’a fait choisir un extrait dans lequel j’évoque le statut d’apatrides de certains dirigeants ; en effet, l’ancien PDG de Renault-Nissan semble assez bien correspondre à ce statut avec ses trois passeports délivrés par la France, le Liban et le Brésil !

« Un argument souvent entendu pour rendre acceptables ces inégalités outrancières de salaires est que la compétition entre pays « obligerait » à verser ces super salaires, sans quoi ces dirigeants de haut vol quitteraient le pays qui s’aviserait de les modérer (ou de les imposer lourdement ; nous y reviendrons dans le chapitre V).

Ce raisonnement ne tient pas une minute car il signifie assez bizarrement qu’il existerait un domaine très particulier d’activités, celui de cadres dirigeants de haut niveau, dans lequel on ne trouverait que des individus se comportant comme des apatrides capables à tout moment de quitter leur pays d’origine pour aller s’installer dans n’importe quel autre pays pourvu qu’ils puissent y abriter en toute sécurité leur fortune. À supposer que ce soit le cas, n’est-il pas préférable alors que ces personnages aillent effectivement exercer leurs talents là où ils veulent, et qu’ils laissent la place à des citoyens honnêtes qui ont autant de compétences, mais ont envie de servir leur pays et leurs compatriotes plutôt que d’accroître sans limites leur fortune tels des Oncle Picsou des temps modernes ? De fait, pourquoi serait-il plus difficile dans un pays de trouver pour de grandes entreprises des dirigeants de qualité n’ayant pas des exigences extravagantes pour leur rémunération que de trouver de bons chercheurs, de bons médecins ou de bons ingénieurs qui se contentent de rémunérations décentes ? »

Pour avoir la réponse à cette question, continuer votre lecture de NEMESIS au chapitre II, pages 82 et 83…

Bertrand

A vos agendas

A vos agendas
  1. Pour ceux qui auraient un proche né le 29 février et qui vivent dans les environs, achetez-lui ce jour-là un cadeau « quadri-annuel » en entrant dans la librairie « Le Furet du Nord » de Carré-Sénart. J’aurai le plaisir de vous présenter NÉMÉSIS le samedi 29 février prochain à partir de 14H00, de vous dédicacer l’ouvrage et de vous encourager à œuvrer pour remettre le monde à l’endroit !

Adresse :

WESTFIELD CARRE-SENART

3 Allée du Préambule BP 77566 Lieusaint Cedex

2. Et juste avant que ne se termine le joli mai, rendez-vous sur les bords de la Loire entre Sancerrois et Bourgogne pour visiter le 32ème Salon du Livre de Cosne-sur-Loire entre le vendredi 29 à 16H00 et le dimanche 31mai. La terrible NÉMÉSIS y sera présente pour la première fois !

Adresse :

33, rue des Rivières Saint-Agnan 58200 Cosne-sur-Loire

L’Humain et la Machine

L’Humain et la Machine

Chères lectrices, chers lecteurs,

J’étais à deux doigts de ne pas tenir ma promesse de mettre chaque semaine un extrait de NEMESIS sur le blog en relation avec l’actualité. Celle ayant trait au conflit social provoqué par les propositions du pouvoir en place sur les retraites conserve sans conteste la tête du classement des sujets d’actualité. J’ai donc décidé de vous soumettre un nouvel extrait de la partie du chapitre V consacrée à ce thème.

« Pour montrer les limites du raisonnement que tiennent les promoteurs des réformes des retraites, interrogeons-nous d’abord sur ce qu’il adviendrait dans un monde imaginaire où la Machine prendrait en charge la quasi-totalité de la production. L’évolution du rôle de la Machine dans nos processus de production est depuis longtemps déjà une source d’inspiration des auteurs de science-fiction qui les conduit fatalement à imaginer des situations aussi extrêmes. En pratique, il y aurait si peu de gens en « activité » que le financement des « inactifs » deviendrait totalement impossible, quel que soit le système envisagé, par répartition ou par capitalisation. Cela démontre que le financement des retraites ne peut être réalisé seulement par prélèvement d’une fraction de la contribution des humains à la production de richesse ; il doit aussi l’être par une contribution appropriée de la Machine.

Pourtant, la remise à plat du financement des retraites n’a jamais été envisagée. Tout au plus a-t-on depuis vingt ans accumulé des réformes qui sont autant de cautères sur une jambe de bois avec pour résultats une diminution des revenus des retraités, une augmentation des années en emploi, une aggravation du chômage et un financement du système qui n’est pas assuré à long terme. »

Bertrand